Une Conversation Avec Aminata Siahoue: C’est pour être une “Changemaker’ que j’ai décidé de me mettre au service des autres

Une Conversation Avec Aminata Siahoue: C’est pour être une “Changemaker’ que j’ai décidé de me mettre au service des autres

2

Reçoit pour un autre histoire inspirante d’Abidjan, l’initiatrice des COLLABDAYS et du BRUNCH DE BABI . Nous sommes honorés de vous présenter Aminata Siahoue-Fanny pour une petite conversation sur sa vie, ses activités et ses projets.

 

Avant tout propos, qui êtes-vous ? On aimerait aussi connaître en deux mots votre histoire et comment vous êtes arrivée où vous êtes aujourd’hui ?

Je suis Aminata SIAHOUE Epse FANNY, Je suis une jeune ivoirienne doctorante en sociologie qui est profondément impliquée dans le processus d’obtention d’impact de par mes actions, mes initiatives et ma profession. Je suis particulièrement intéressée par l’éducation, la bonne gouvernance et le développement social. Depuis plus de 10 ans maintenant, j’ai choisi d’être une “Changemaker” car j’ai compris que chacun de nous était investi d’une mission sur cette terre et ma quête m’a amené à me mettre au service de ma communauté en servant des causes telles que la protection des enfants avec l’ONG  Save The Children, la lutte contre le VIH SIDA en tant que point focal national pour la Global Youth Coalition Against AID (GYCA), Puis dans la construction d’une paix durable dans le monde en tant que Coordinatrice pays pour la World Peace Initiative (WPI) et enfin en tant que Présidente du comité éducation de Afrika Youth Movement (AYM) et bien d’autres.

Fille de commerçante et d’un soudeur devenue businessman par la suite, j’ai développé ma fibre entrepreneuriale depuis l’âge de 11 ans ou je vendais du « Popcorn et des gâteaux croquettes » devant la cours familiale. Comme on le dit le sang Dioula ne se perds pas. Ce qui fait aussi de moi une “intra-preuneuse” à temps partiel. J’ai créé en Septembre 2018, une boutique en ligne de confection et vente de cadeaux de naissance que j’ai nommé « Akwaba Bébé », je viens de lancer cette année le Brunch de Babi, un festival gastronomique organisé à Abidjan 2 à 3 fois dans l’année où culture, dégustation et partage de joie et ambiance à l’ivoirienne se côtoient. De plus, je suis également initiatrice des COLLABDAYS, qui sont des matinées collaboratives organisée à Abidjan dans le but de favoriser la rencontre entre le besoins et la solution par la collaboration de plusieurs corps de métiers sous la forme d’atelier et de brainstormings. Et également initiatrice d’une communauté de femmes engagées que j’ai nommée « Femmes Collaboratives ».

Conversation avec l’inspirante AIDA MARGUERITE BAMBA, fondatrice de Serial foodie

On constate que vous êtes sur plusieurs fronts, comment se porte ces activités dans l’ensemble  ?

Mes activités se portent à merveille, il est vrai que tous les projets ont été ralenti par la crise sanitaire que nous vivons mais je reste pleinement positive et je continue d’étudier les innovations possibles à apporter à mes initiatives.

Aujourd’hui je travaille en tant que chargée de projets dans une organisation panafricaine dans le domaine du développement de l’éducation. Pour une passionnée de la question éducative, je me sens dans mon environnement et j’aime faire un travail utile pour le développement.
« Akwaba Bébé » à plus d’un an et demi d’existence et nous sommes dans une amélioration de notre démarche commerciale pour accroître notre clientèle et la satisfaire.

La première édition officielle du BRUNCH DE BABI a été lancée en Mars, et nous avons été fort contents d’avoir ténu cette promesse d’organiser un festival gastronomique malgré que nous soyons novice dans le domaine et les difficultés rencontré dans l’organisation.

Les activités « Collabdays » et « Femmes Collaboratives », sont quant à elles organisées virtuellement et des communautés existent sur whatsapp.

Conversation avec Allouatchie N’doumi, grande passionnée de nutrition et d’hygiène de vie

Vous êtes doctorante en sociologie, alors quelle est votre opinion sur le leadership féminin ? Et quels sont, selon vous, ses principaux obstacles ?

Dans l’ensemble, votre chemin a-t-il été relativement fluide? Sinon, quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées dans l’ensemble ?

J’ai eu un parcours sans faute jusqu’à la classe de terminale où mes problèmes ont commencés. Obtention du BAC en 2007 avec erreur sur la collante, courses seule contre la montre pour la correction de la date de naissance (J’ai connu tous les raccourcie du plateau grâce à cela rire)

J’ai finalement été orienté en faculté de médecine de l’université Abobo adjamé après avoir bizarrement échoué au test d’entré à l’INPHB où je comptais étudier l’agronomie. Le « Trou commun » comme on se plaisait à l’appeler m’en a fait voir des couleurs, après avoir échoué à 0,4 point alors que tous les membres de mon groupe d’étude soient passés, j’ai décidé de faire une formation d’hôtesse de l’air en passant que je trouverais rapidement du boulot pour si l’examen du tronc commun venait à ne pas marcher à nouveau. J’ai encore échoué à l’examen du tronc commun et même si j’avais obtenu mon diplôme d’hôtesse de l’air, je peinais à trouver du boulot, je me rappelle avoir été éconduit d’un test de la compagnie ASKY à cause de ma taille.
J’ai par la suite décidé de m’inscrire dans une autre filière, et sur conseils d’une tante qui connaissait ma passion pour le social j’ai choisi la sociologie, mais dans le contexte de la crise c’était l’université de Bouaké à Abidjan, voilà donc que juste 06 mois alors que nous avions énormément de retard, l’université fermait ses portes pour 2 ans de rénovation.

J’ai donc occupé mon temps à faire de l’assistanat de Direction à temps partiel, donner des cours IATA et faire la promotion des produits dans les supermarchés pour m’acheter mon premier ordinateur et avoir un fonds de commerce pour vendre plus tard des Bazin et indigo lorsque les universités ont été ré ouvertes…. En tout j’ai perdu 4 ans après le Baccalauréat à cause d’une mauvaise orientation et le manque de conseils mais toutes les expériences citées ici ou pas m’ont permises de devenir la femme que je suis aujourd’hui, multidimensionnelle, multitâche et proactive.

Pour terminer, qu’est-ce que le « succès » ou « avoir du succès » pour vous ?

Selon moi le succès se conjugue au singulier, il est personnel et ne peut être adapté à tous, pas forcément en numéraire mais plus en expérience sur le nombre, le comment et le pourquoi on s’est chaque fois relevé quand on est tombé. Personnellement mon succès serait d’être arrivée à avoir de l’impact positif par mon travail et mes initiatives ; d’être arrivée à changer des vies qualitativement et profondément.

contacts:

Site Web: Le Blog de Amy
Phone: +22501089995
E-mail: siahoueamy@yahoo.fr /Facebook: Aminata SIAHOUE FANNY /Linkedln: Aminata SIAHOUETwitter : @merveie

Suggérer une histoire : le cœur de notre mission à Abidjan Magazine est de partager des histoires inspirantes surtout celles des gens incroyables qui nous entourent. Nous approchons généralement ces personnes sur recommandations, donc si vous ou quelqu’un que vous connaissez mérite d’être reconnu, faites-nous le savoir ici.

© Abidjan Magazine

About author

Your email address will not be published. Required fields are marked *