DJ Arafat, le clap de fin dans un TESTAMENT

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De mémoire de mélomane, jamais un départ d’artiste n’aura fait autant d’émules en Côte d’Ivoire.

Il s’appelait Huon Ange Didier. Nous l’appelions ARAFAT DJ. Et comme le Mont Arafat, son souvenir continue de rassembler les masses. Ces “pèlerins” chinois sont en effet trop prêts pour leur Daïshi! Même dans sa tombe.

Ceux qui l’aimaient hurlent, ceux qui lui vouaient peu d’estime pleurent. La messe est dite, depuis le 12 août. Date maudite. Le Daishi dort à jamais. Sa mort inspire bon nombre de ses pairs. D’aucuns, pour lui rendre hommage, rappellent des faits d’armes et parfois les frasques du Roi du coupé-décalé; d’autres lui consacrent des chansons. De belles chansons pour la plupart. Le répertoire musical style coupé-décalé s’est enrichi en un temps record.

Partout dans le monde, on continue de lui dédier des sons et des plateaux. Beaucoup d’artistes sont en studio pour tenter de couvrir de leur voix l’horrible vide laissé dans l’univers du roukaskass. Ces Initiatives sont à saluer. Cependant, lorsque la fièvre de l’émotion aura baissé et que le temps aura fait son travail, la mémoire du Yôrôbô tombera certainement dans les oubliettes. Comme celle de bien d’autres créateurs avant lui.

Pour éviter un tel piège de la mémoire, -ou du moins pour en atténuer l’effet-, nous proposons que l’ensemble des titres en hommage à DJ ARAFAT-les meilleurs surtout- soient répertoriés dans un Album inédit. Il pourrait s’intituler TESTAMENT. Un peu comme le “testament artistique” du Berus Cesar de la scène musicale ivoirienne, qui a vu son règne écourter. Les bénéfices générés par cette oeuvre seront reversés soit à la Famille du défunt; soit à une Fondation ou un Musée portant son nom. Ce “TESTAMENT artistique” pourrait reprendre et parachever, par exemple, la dernière galette sonore, KONG, que l’Influenmento n’a pas eu le temps de servir à ses fans.

– Ben Ayoub

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Anabelle